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La difference entre politique et mathematiques pour l usage des deux roues motorises.

Posted by sportmoteur on July 1, 2011 at 12:34 PM

Qui veut l'arrêt de la moto ?


La différence entre politique et mathématiques pour l’usage des deux roues motorisés.

Par François Cominardi

Connaissez-vous la différence entre la politique et les mathématiques ?

D’après Wikipédia, « Les politiques publiques se définissent comme un ensemble d'actions coordonnées, mises en œuvre avec pour objectif d'obtenir une modification ou une évolution d'une situation donnée. »

D’un autre coté, les résultats mathématiques sont des vérités purement formelles.

 

 

La politique au Québec fait que tous les moyens sont recherchés pour éliminer la moto des routes. L’augmentation des plaques d’immatriculations de 370 % en est une, même si le front de coalition a obtenu une baisse de 23% pour 2012. Le paiement d’une licence et des plaques pour 12 mois alors qu’on ne peut utiliser la moto que 8 mois, l’impossibilité de remonter les files de voitures, l’interdiction de rouler sur certaines portions de route avec des motos conformes aux normes de Transport Canada, en sont d’autres. Et je ne parle ici que de ce qui est quantifiable…

 

 

Mais quand on voit que le Pont Mercier est fortement ralenti en circulation, car il ne peut supporter le poids des véhicules. Quand Cyberpresse le 17 mars 2011 annonce avoir un rapport d’expert qui annonce un «Risque d'effondrement partiel» du pont Champlain, il est temps de se poser des questions. Et de se rappeler que les mathématiques priment sur la politique. Et non le contraire. Les seuls cas où la politique prime sur les mathématiques ont un nom : déficit !

 

Voici un exemple mathématique : une moto de 200 kg pèse sept fois moins qu’une voiture moyenne de 1400 kg.

Donc il serait temps d’intégrer les 2RM, les deux-roues motorisés, dans la politique urbaine de circulation. Si un 2RM pèse sept fois moins lourd qu’une auto, il abîme sept fois moins le pont ou la route.

 

Les 2RM modernes sont équipés de systèmes anti-pollutions et polluent moins en réalité que les autos. Et les détracteurs sont soit de mauvaises foi, soit très mal informés. Reprenons les mathématiques : pour un même trajet donné, quel véhicule polluera le plus : une moto qui fait le trajet en 30 minutes (en remontant les files) ou la voiture qui va le faire en une heure trente minutes ?

 

Pierre Tremblay, chef du Service de la modélisation et des systèmes de transports au ministère des Transports du Québec (MTQ) a révélé il y a un an que « le trop grand nombre de voitures sur le réseau routier coûtait 1,423 milliard $ par année en temps, en salaires et en essence. Les retards causés par les travaux routiers et les accidents entraînent une facture équivalente, pour un total d’environ trois milliards $. »

 

Jusqu’à présent les automobilistes ignoraient royalement les motocyclistes, ou les jalousaient secrètement pour leur liberté. Mais maintenant, quand ils seront dans les bouchons causés par la fermeture partielle des ponts, ou qu’ils devront faire un détour (quand le pont Jacques Cartier sera fermé pour les Feux Loto Québec, et que le Pont Champlain et le Pont Mercier seront engorgés…, ils se rappelleront qu’ils passeraient moins de temps dans les bouchons si plus de leurs congénères se déplaçaient en deux-roues et fluidifiaient la circulation.Je vois déjà les anti-motos brandir l’argument des transports en commun. Oui les transports en commun doivent être développés. D’ailleurs même les possesseurs de véhicule hors route et de motos contribuent financièrement à ce développement quand ils payent leur plaque. Mais le développement passe par une augmentation des parcs de stationnement. À Laval, il y a un manque criant de places, mais par contre, des voitures blanches et rouge attendent (souvent garées en double-file) que le délai de 15 minutes soit dépassé. Pour mettre un ticket aux banlieusards qui ont du se résigner à laisser leur véhicule en bordure de la route, ce qui est interdit plus d’un quart d’heure. Et pour en revenir aux mathématiques, si une moto prend au minimum trois fois moins de place qu’une voiture, on peut en parquer trois fois plus sur la même surface.

Moralité, quand les deux roues motorisés sont discriminés, ce sont les automobilistes qui payent aussi. À méditer quand vous aurez le temps, dans les congestions, par exemple.


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