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Thierry Lacombe, Canada, C3, avant la course
ISDE Mexique jour 4 : Deux canadiens toujours dans la course, envers et contre tout
La quatrième journée vient de se terminer, et Thierry Lacombe avait hâte que cela s'arrête.
Il a changé son filtre air ce matin, poussé sa moto comme d’habitude sur le stand de départ et la moto n’a pas démarrée dans la minute réglementaire. Il a du la pousser de l’autre coté de la ligne prévue à cet effet, il a défait la bougie, mais toujours pas de feu !
II a remis une bougie neuve et la moto n’est encore pas partie. Il a défait le siège, le réservoir, remis une autre bougie neuve et là, miracle : l’étincelle est arrivée. Il a remonté le tout et la moto a démarré enfin. Bilan : 15 minutes de perdues.
Il fonce le plus qu’il peut, mais après un bon bout, s’aperçoit qu’il n’est plus dans la piste. Il rencontre un Marshall et lui dit qu’il a perdu son chemin, le Marshall lui ouvre la voie pour le ramener presque au début de la piste. Résultat : 49 minutes de retard au contrôle 1 et son carburateur déborde beaucoup.
il continue de foncer pour arriver avec 20 minutes d’avance au contrôle suivant. Le temps de faire le plein, de boire et manger un peu, il brule le contrôle de14 minutes. Le suivant, je suis là et lui confirme qu’il peut bruler plusieurs contrôle de suite sans dépasser les 14 minutes, sinon c’est la disqualification assurée.
Ce soir il avait seulement 23 minutes de retard. Le temps de faire un changement d’huile à transmission, de filtre a air, lubrifier la chaine et hop, la moto est dans le parc fermé.
Arrivé a l’hôtel, une surprise de taille l’attendait. Sa blonde qui en avait assez d`avoir de ses nouvelles par mes courriels a pris l’avion pour lui faire la surprise. NDLR : Pas de folies, Thierry, il reste deux jours de courses !
Une petite anecdote, hier, il arrive à un chemin de fer qui est très haut. Dessous, un tunnel permet le passage de l’eau qui coule de la montagne,(assez gros pour faire passer une moto). Trois gars sont arrêtés et se demandent qui va être le cobaye. Thierry n’hésite pas et passe sans problème. Au deuxième tour, il y a un pilote pris dans la profonde ornière qui s’est creusée pour remonter de l’autre coté du tunnel, et des gars font la queue car cela ne passe pas à deux de large. Il fait signe à un gars de passer par la pente raide qui se rend au chemin de fer. le gars répond négativement d’un signe de tête. Alors Thierry saisit sa chance, il ouvre lesgaz en grand sur la Husqvarna 300. La montée en herbe lui donne beaucoup de traction. Il saute par dessus le chemin de fer et se redresse de l’autre coté, laissant les autres concurrents patauger dans l’ornière ! NDLR : thierry est à la 48ème place en C3 à l'issue de la quatrième journée
Victoria Hett, avant la course.
Ce soir Patrick, un français qui habite en Alberta, attendait Victoria Hett, qui en passant a été très malade, le genre de maladie que tu ne veux pas avoir en moto car ton estomac ne garde rien. Elle faisait peine à voir ce matin, mais elle a réussi à finir avec moins de 30 minutes de retard. Ndlr :elle fait toujours partie des huit filles encore en course sur les 22 inscrites au départ.
Donc en attendant, Patrick voit arriver Ludivine Puy et Audrey Rossat, les pilotes françaises en tête de la catégorie féminine.
Ludivine dit à Audrey que ce n’est pas normal la manière dont leur nouvelle coéquipière, Blandine Dufresne va de plus en plus vite.
Comme Blandine arrive, elles lui font la remarque qu’ellesavaient baissé la vitesse pour se ménager et que blandine devrait faire pareil.Car à vouloir aller plus vite que les autres elle était tombée et avait endommagé sa moto, ce qui aurait pu être encore pire car elle avait risqué le travail d’équipe dans ce moment de poussée excessive.
Karine Gendron : hors course, mais toujours sur la piste.
Karine Gendron, qui n’est plus dans la course officielle, a profité de sa journée pour se pratiquer. Elle a fait une partie du circuit, dont une montée assez forte, à tel point qu’un gars sur deux devait faire demi-tour, dans l’incapacité de monter du premier coup.
Elle a vu comment les pilotes coupaient à travers la forêt pour éviter les pires sections.
Petit rappel : en enduro, on doit rouler dans la direction indiqué par les flèches. Donc couper ou prendre une route parallèle est autorisé.
Rendez-vous demain pour l’avant-dernier jour de course.
Par Michel Falardeau
correspondant spécial à Morelia, Mexique