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Italienne et autres marques sont acceptées.
Une journée de piste à la sauce italienne
Par François Cominardi
J’aime les journées de pistes. C’est l’occasion de vous rencontrer, vous les utilisateurs motos, les vrais, les purs, les durs, ceux qui payent la facture. Je dis cela car je côtoie ou j’ai côtoyé beaucoup de pilotes d’usine,ou des journalistes choyés, qui ont une vision de la moto complète, sauf celle de payer la facture. Je le sais, j’en fais partie. J’ai posé mes fesses sur un nombre démesuré de motos, mais celles qui m’ont laissé le plus de souvenirs sont celles que j’ai possédées, avec qui j’ai vécu des aventures, que j’ai choyées à coup de tournevis ou autre clé à bougie. Et je retrouve notre « vrai »monde, avec la passion et le bon sens qui va avec, ici à l’autodrome de St-Eustache ce 20 aout.
Et sans flagornerie (Ce n’est parce qu’on parle moto qu’on ne peut pas sortir le vocabulaire !),
je trouve l’initiative de Monette Sports et Ducati Montréal très intéressante. Alain Trottier et Christian Touchais, respectivement propriétaire et directeur général associé, apportent une dimension supplémentaire à leur relation avec leurs clients.
Christian Touchais (et Buddy ford )
Et même ceux qui ne le sont pas, car ils ont ouvert les Track-Days qu’ils organisent, à tout le monde. Et ils sont présents physiquement sur le circuit. Christian Touchais anime même le « meeting » des pilotes et encadre le groupe des débutants. C’est la deuxième journée de pratique qu’ils organisent et le nombre de participants a doublé. Les motocyclistes retrouvent comme instructeurs Mario Duhamel, le pilote international, formateur depuis 9ans et Gilles Biron, le pilote pro qui officie également à Calabogie.
Naturellement, les pilotes de Ducati sont présents, mais on voit apparaître deux Triumph Speed Triple, une ZX9R, une ZX11, une FZR 600 de 1989 et même une BMW R1150RT !
Christian Touchais encadrait un des groupes.
Première constatation : La piste est à tout le monde ! Il n’y a pas d’élitisme, de caste. Tout le monde peut venir rouler sur la track, pour le plaisir de laisser respirer sa moto, de prendre une belle courbe et de faire chanter le moteur, sans arrière-pensée de limites de vitesse.

Le soleil et Pascale étaient au rendez-vous, au grand
plaisir des participants.
Laetitia sans fards
Galanterie oblige, je m’adresse à la gent féminine en premier. Laetitia arbore une combinaison en cuir flambant neuve et une Suzuki SV1000 S rouge, sans les phares, spécialement pour la journée. Une pratique rare, que je n’ai vu qu’une fois, chez un autre pilote Ducati, Jean Marc, que j’ai rencontré lors de la première journée Monette Sports. Très vite, je constate que Laetitia est l’amie de Jean-Marc. Ceci explique cela. Laetitia aura son permis moto complet dans onze mois. Elle est arrivée au Québec depuis quatre ans et elle a le drapeau « fleur-de-lysé » tatoué sur le cœur, ou pas loin. Elle a eu unepetite expérience avec une moto 125cc il y a une dizaine d’années entre la Picardie et Paris (l'enfer..) . Elle commence sa nouvelle vie motocycliste avec une moto bicylindre rouge.
Et après, l’expérience acquise, elle évoluera à la marque Ducati.
Car pour beaucoup de motocyclistes, on n’accède pas à la marque italienne comme cela. C’est un aboutissement.
C’est exactement ce que me dit Mickael, descendu spécialement de l’Annonciation avec sa GSXR 750 2002. Il a trouvé l’information de la journée de piste sur Magazine Sports Motorisés. Mickael pratique le deux roues sous toutes ses formes, motocross, supercross ou road race. Pas trop gêné par les voisins, il s’est aménagé une piste de motocross personnelle derrière chez lui. Il aime les motos qui donnent des « coups de pieds aux fesses », et apprécie plus le tempérament des carburateurs que celui de l’injection, trop linéaire à son goût.
La marque Ducati reste un rêve qu’il assouvira certainement un peu plus tard.
Fred et sa Bayliss réplica
Comme a fait Fred qui en est à sa deuxième Ducati. Il a eu tout d’abord une 748« deux places », avant de posséder cette Ducati dont les flancs « Infostrada »sont la réplique de la moto de Troy Bayliss 2002, et dont les entrailles renferment un moteur de 996.
Il roule sur la route ou en « trackdays », comme à Mont Tremblant les autres années.
C’est sa première journée de piste de l’année, et sa moto Supersport n’a été plaquée qu’en août, pour donner un peu moins d’argent à la « chère » SAAQ.
Denis
Denis est un autre Ducatiste qui roule sur route, et même pour aller au travail. Il chevauche une Streefighter de l’année, avec la combinaison assortie, qu’il a certainement payée avec la différence de prix de la plaque de son ex 1098.
Ne soyez pas triste, il a gardé sa supersportive pour les circuits. Et c’était aujourd’hui une occasion de tester les performances de la Ducati « naked », avant de la réserver à un usage routier assagi (peut être…
Triumph sur la piste.
Puisque nous sommes dans les motos « naked », je m’approche maintenant d’une Triumph Speed Triple, reconnaissable à ses deux phares surdimensionnés et à sa sonorité typique des trois cylindres. Didier est un passionné de Triumph Speed Triple. C’est sa troisième, et celle-ci accuse 60 000 km au compteur et dix ans d’âge. Mais elle est bien conservée pour son âge, grâce à un entretien que l’on devine méticuleux. Il a roulé aussi en V.MAX ou ZRX 1200. Il vient ici, car la piste est le seul endroit où il peut utiliser sa moto comme il le désire.
André aime l'éléctronique
Pour finir ce tour d’horizon atypique, je discute avec André, qui a troqué une Yamaha FJR 1300 pour la nouvelle Ducati Multistrada.
Il est enchanté de la personnalité de caméléon de sa moto. Il n’hésite pas à pousser les boutons pour m’expliquer les différents réglages : Enduro, Touring, Sport et Urbain. Il ne tarit pas d’éloges sur la suspension électronique, l’antipatinage, la puissance réglable et les quatre modes de fonctionnement : Urbain, Touring, Enduro, Sport. Sur la piste, il est sur le mode Sport, mais sur la route, il me livre son secret : il enclenche le mode Touring, mais il garde la puissance au maximum : 140 et plus…
La remise des diplômes
Je laisse les pilotes se rassembler pour recevoir leur diplôme de fin de session et recueillir les félicitations de leur instructeur. La journée s’est bien déroulée. Juste une combinaison et un flanc de carénage ont été râpés. Mais ça,c’est parce que la procédure n’a pas été respectée. Toute combinaison neuve doit être frottée contre l’asphalte, elle reçoit ainsi son baptême de la piste.
Avec leur formule à 99$, déjeuner et diner compris, Monette Sports et Ducati Montréal n’ont pas fini de fournir des baptêmes de pistes.

Suite des photos ici
Categories: Superbike