|
|

La moto Zéro électrique fait parler d’elle à X-Town :
Par François Cominardi
Si la moto Zéro électrique fait parler d’elle à X-Town, c’est parce que pendant que trois motos tournaient sous le dôme couvert, il était possible de parler tranquillement avec son voisin. Les motos sautaient les whoops, dans un léger bruissement d’ailes.
Quand les motos à moteur à essence sont revenues dans le circuit couvert, le bruit est devenu soudainement plus agressif qu’avant. Parce que l’on ne savait pas, avant, qu’il est maintenant possible de rouler sans bruit.
Attention : le dôme de X-Town réverbère et amplifie le son des moteurs.
Mais quel investissement fabuleux pour la pratique du motocross ! Car en ce samedi pluvieux, tout le monde était là pour voir les motos Zéros bien à l’abri.
L’invitation du concessionnaire Ecomoto à Montréal s’était bien diffusée par le bouche à oreille, et une trentaine de curieux en habits de motocross étaient présents pour tester les motos électriques, en présence de David Goldmann de Montréal et Stephen Bieda, le directeur des ventes pour le Canada, venu d’Ottawa.
Stephen Bieda a rappelé qu’une fois la moto achetée, on oubliait le gaz, les vidanges d’huiles, les filtres à changer. Trois types de motos Zéro étaient présentées : La X sport, le premier modèle, suivie de la X extrême, deux motos faites pour rouler en type enduro ou motocross, avec des batteries d’une durée de deux heures. La batterie est encore facturée 3000 $ à ce jour, mais les prix devraient baisser avec les volumes espérés.
Stephen Bieda
L’importateur avait également apporté un prototype de la Zero S pour street ou Supermoto. Cette moto reçoit des jantes 17 pouces avec des pneus route. Un phare imposant et un tableau de bord plus complet permettent de la différencier. Le cadre reçoit deux batteries pour une longévité doublée. La S sera livrable en avril / mai 2010, mais comme il n’y pas de pneus d’hiver pour la moto californienne, ce n’est pas très grave car au Québec c’est obligatoire…
Le tableau de bord minimaliste de la X
Le tableau de bord plus complet de la S
Les essais se déroulant sous la pluie pour la supermoto, nous avons été rassurés : pas de risque d’électrocution à l’horizon.
La Zero S est homologuée pour la route par Transport Canada. D’après plusieurs avis, la moto sera plus à l’aise en ville, avec une accélération convaincante et une vitesse maxi située dans les 80 km/h. Le disque avant sera un peu faible pour une vraie utilisation supermotard avec glisse inclue, mais ce n'est pas sa vocation.
La Zero S homologuée sur route
Les motos présentées avaient elles une autonomie de deux ou quatre heures ?
Pas sûr, ou alors elles n’étaient pas arrivées à X-Town avec le plein d’électricité.
Ces motos peuvent elles séduire du premier coup les trippeux de motocross ou de supermoto ? Pas sûr non plus.
Déjà qu’il est dur de convertir des utilisateurs de deux temps au quatre temps, alors imaginez !
Mais la moto Zéro a sa place dans le paysage québécois, et elle est même un espoir pour l’industrie motocycliste. Car elle peut certainement apporter une nouvelle catégorie « à part » dans les utilisateurs de véhicule hors route. Des cyclistes par exemple, qui veulent plus de sensations, sans pédalier. Ou des amants de la nature, qui ne veulent pas être apparentés aux pilotes de motocross filmés sur fond de musique heavy-metal, ou la roue avant constamment en l’air.
Et que dire des clubs de quads qui devraient accepter avec plaisir ces motos sur le réseau des sentiers quads autorisés aux deux roues ( voir les modalités et tarifs sur le site www.fqmhr.qc.ca ) Pour peu que les Zéros soient équipées des accessoires obligatoires, tel que le phare blanc à l’avant, le miroir, le feu de position et de freinage rouge à l’arrière…, et s’acquitte du droit de passage de 80$ pour la saison.
Il était intéressant de voir le nombre de visiteurs qui n’étaient jamais venus au parc de Mirabel.
Et la moto électrique devient l’ambassadrice du deux roues « motorisé ».
Car elle est invitée au sommet écologique de Copenhague pour une compétition silencieuse.
Alors, oui les motos Zeros sont perfectibles, peuvent déplaire aux puristes, mais elles ont une clientèle à trouver, une clientèle qui existe, et qui fait partie de l’avenir de la moto.
Le site du constructeur en Californie : http://www.zeromotorcycles.com/
Le concessionnaire de Montréal : www.ecomoto.ca
Un essai impartial : http://www.motardbrouillon.blogspot.com
l
La Zero X : notez le disque de frein issu de l'industrie deux roues sans moteurs...
Categories: None